Lésion du tendon fléchisseur superficiel, situé le plus en arrière du canon. Elle survient à l’effort, par sollicitation excessive ou répétée, souvent sur un tendon déjà fragilisé par une microlésion antérieure passée inaperçue.
Ce qui s’observe
Gonflement à l’arrière du canon, chaleur locale et douleur nette à la palpation du trajet tendineux. La boiterie est variable et peut manquer au début, ce qui explique les découvertes tardives.
Comment le diagnostic se pose
Échographie du tendon, seule à préciser l’étendue et la profondeur de la lésion. Elle sert aussi de référence pour le suivi et pour décider de la reprise du travail.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Progressivité de l’entraînement, sols réguliers et non profonds, échauffement complet, contrôle du poids, ferrure équilibrée, et palpation quotidienne des tendons après le travail pour repérer une chaleur naissante.
Ce qui se passe ensuite
La cicatrisation est longue, comptée en mois, et se conduit par paliers guidés par l’échographie. Une reprise anticipée est la première cause de récidive : le tendon cicatrisé reste moins élastique que le tendon d’origine.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.