Rhabdomyolyse d’effort, c’est-à-dire une destruction de fibres musculaires survenant pendant ou après le travail. Elle est favorisée par un effort inhabituel après un repos, une alimentation trop riche en amidon au regard du travail, un refroidissement brutal, ou une prédisposition génétique de type PSSM chez certaines races.
Ce qui s’observe
Raideur brutale de l’arrière-main pendant ou juste après le travail, démarche crispée, refus d’avancer, transpiration, muscles fessiers durs et douloureux à la palpation. Les urines peuvent devenir foncées, signe de gravité.
Comment le diagnostic se pose
Dosage sanguin des enzymes musculaires pendant et après la crise. En cas de récidives, une biopsie musculaire ou un test génétique recherche une myopathie sous-jacente comme le PSSM.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Adapter l’apport en amidon au travail réellement effectué, réduire la ration les jours de repos, échauffer et récupérer progressivement, éviter l’effort intense après une immobilisation, et couvrir le cheval en cas de refroidissement rapide.
Ce qui se passe ensuite
Un épisode isolé guérit habituellement avec du repos et un suivi. Les récidives orientent vers une cause génétique ou alimentaire qu’il faut identifier, sans quoi les crises se répètent.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.