Infection pulmonaire du poulain due à Rhodococcus equi, une bactérie présente dans le sol et inhalée avec les poussières. Elle touche les jeunes de quelques semaines à six mois environ, et sévit surtout dans les élevages où le sol est sec et poussiéreux.
Ce qui s’observe
Toux, fièvre modérée mais persistante, respiration rapide, baisse d’appétit, retard de croissance. Le poulain peut sembler normal au repos alors que ses lésions pulmonaires sont déjà étendues, ce qui explique les diagnostics tardifs.
Comment le diagnostic se pose
Échographie pulmonaire, particulièrement utile pour le dépistage précoce en élevage, radiographie, analyses sanguines et lavage trachéal pour identification bactérienne.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Limiter les poussières : pâtures non surpâturées, sol maintenu couvert, densité de poulains raisonnable, ombre disponible. Le dépistage échographique systématique se pratique dans les élevages ayant déjà connu des cas.
Ce qui se passe ensuite
Le traitement est long, souvent plusieurs semaines, et le pronostic dépend de la précocité du dépistage. C’est une affection d’élevage : un cas isolé impose de contrôler les autres poulains.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.