Trouble neuromusculaire associé à la consommation de certaines plantes présentes dans les pâtures pauvres, notamment des espèces de la famille des astéracées. Contrairement au shivering, il apparaît souvent chez plusieurs chevaux d’une même parcelle et il est fréquemment réversible.
Ce qui s’observe
Flexion involontaire, brusque et exagérée d’un postérieur ou des deux, particulièrement visible au pas et au demi-tour. Le cheval peut lever le pied jusqu’au ventre. Une fonte musculaire de l’arrière-main accompagne parfois les cas installés.
Comment le diagnostic se pose
Diagnostic clinique appuyé sur le contexte de pâture et la survenue groupée. L’examen neurologique écarte les autres causes.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Éviter le surpâturage, apporter du fourrage quand l’herbe manque, identifier et gérer les plantes indésirables des parcelles, particulièrement en fin d’été et à l’automne.
Ce qui se passe ensuite
Souvent réversible en plusieurs semaines à plusieurs mois après changement de pâture, sous suivi vétérinaire. La récupération peut être incomplète dans les cas anciens.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.