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Coliques

Terme générique désignant une douleur abdominale, aux causes multiples. Le cheval se roule, gratte le sol, regarde son flanc, transpire au repos. Retirez le fourrage, notez l’heure du dernier crottin, appelez sans attendre et ne donnez aucun antidouleur avant l’examen.

Appel immédiat

La décision se joue en heures. Appelez votre vétérinaire sans attendre et ne donnez aucun traitement avant son avis.

En attendant. Appelez immédiatement votre vétérinaire, retirez tout fourrage et tout concentré, et notez l’heure du dernier repas et du dernier crottin. Ne donnez aucun antidouleur ni antispasmodique : ils masquent précisément les signes sur lesquels le vétérinaire décide d’une intervention chirurgicale. Ne faites pas marcher le cheval pendant des heures « pour que ça passe » ; une marche courte au pas est acceptable si le cheval se blesse en se roulant, mais elle ne soigne rien.

Le mot colique ne désigne pas une maladie mais une douleur abdominale, dont les causes sont nombreuses : accumulation de gaz, déplacement ou torsion d’un segment intestinal, obstruction par un bouchon alimentaire, ulcération. Ces causes n’ont ni la même gravité ni le même traitement, et rien ne permet de les distinguer de l’extérieur.

Ce qui s’observe

Le cheval se roule de façon répétée, gratte le sol de l’antérieur, regarde son flanc, se couche et se relève sans arrêt. Il transpire au repos, ne s’alimente plus, ne produit plus de crottins. Certains restent debout, immobiles, la lèvre supérieure retroussée. Une colique peut aussi se manifester par un abattement discret chez un cheval habituellement demandeur.

Comment le diagnostic se pose

Le vétérinaire évalue la fréquence cardiaque, les bruits intestinaux, la coloration des muqueuses, puis pratique une palpation transrectale et pose souvent une sonde nasogastrique. Une échographie abdominale et une analyse du liquide péritonéal peuvent compléter l’examen.

Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.

Réduire le risque

Fourrage à volonté ou en repas fractionnés, eau propre en permanence et vérifiée en hiver quand elle gèle, transitions alimentaires par paliers sur dix à quinze jours, vermifugation raisonnée, contrôle dentaire annuel et accès régulier au mouvement. Le passage brutal à l’herbe de printemps est un facteur de risque connu.

Ce qui se passe ensuite

La majorité des coliques se résolvent médicalement, mais une part impose une chirurgie dont le succès dépend directement du délai. C’est la raison pour laquelle l’heure de l’appel compte davantage que tout ce que vous pourrez faire vous-même.

Ce que vous notez avant d’appeler

L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.

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Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur cette affection.

Quels sont les signes d’une coliques ?

Le cheval se roule de façon répétée, gratte le sol de l’antérieur, regarde son flanc, se couche et se relève sans arrêt. Il transpire au repos, ne s’alimente plus, ne produit plus de crottins. Certains restent debout, immobiles, la lèvre supérieure retroussée. Une colique peut aussi se manifester par un abattement discret chez un cheval habituellement demandeur.

Faut-il appeler le vétérinaire ?

La décision se joue en heures. Appelez votre vétérinaire sans attendre et ne donnez aucun traitement avant son avis. Appelez immédiatement votre vétérinaire, retirez tout fourrage et tout concentré, et notez l’heure du dernier repas et du dernier crottin. Ne donnez aucun antidouleur ni antispasmodique : ils masquent précisément les signes sur lesquels le vétérinaire décide d’une intervention chirurgicale. Ne faites pas marcher le cheval pendant des heures « pour que ça passe » ; une marche courte au pas est acceptable si le cheval se blesse en se roulant, mais elle ne soigne rien.

Comment le diagnostic se pose-t-il ?

Le vétérinaire évalue la fréquence cardiaque, les bruits intestinaux, la coloration des muqueuses, puis pratique une palpation transrectale et pose souvent une sonde nasogastrique. Une échographie abdominale et une analyse du liquide péritonéal peuvent compléter l’examen.

Comment réduire le risque ?

Fourrage à volonté ou en repas fractionnés, eau propre en permanence et vérifiée en hiver quand elle gèle, transitions alimentaires par paliers sur dix à quinze jours, vermifugation raisonnée, contrôle dentaire annuel et accès régulier au mouvement. Le passage brutal à l’herbe de printemps est un facteur de risque connu.

Étape suivante

Savoir quand appeler vaut mieux que savoir nommer.

Lire les signes qui doivent alerter