Obstruction de l’œsophage par un bol alimentaire qui ne descend pas. Elle survient typiquement chez un cheval qui avale trop vite, sur un aliment sec mal humidifié, un fourrage grossier ou une pulpe de betterave insuffisamment trempée. Un défaut de dentition qui empêche la mastication en est un facteur fréquent.
Ce qui s’observe
Jetage d’aliments et de salive par les naseaux, salivation abondante, encolure tendue et mouvements répétés de déglutition. Le cheval peut tousser et paraître anxieux. Il refuse de s’alimenter tout en restant intéressé par la nourriture.
Comment le diagnostic se pose
Le vétérinaire confirme par le passage d’une sonde nasogastrique, qui localise l’obstacle. Une endoscopie peut être pratiquée après résolution pour vérifier l’état de la muqueuse œsophagienne.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Contrôle dentaire annuel, humidification des aliments secs, ralentissement de la prise alimentaire chez les chevaux gloutons par des pierres dans la mangeoire ou une auge adaptée, et trempage suffisant des pulpes déshydratées.
Ce qui se passe ensuite
La résolution est souvent obtenue par le vétérinaire dans la journée. Une irritation de la muqueuse persiste ensuite : la reprise alimentaire se fait selon ses consignes, en aliments humidifiés, et les récidives ne sont pas rares chez un cheval qui mange vite.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.