Peau et téguments

Dermatophilose (gale de boue)

Infection cutanée favorisée par l’humidité prolongée des paturons. Croûtes adhérentes, poils agglutinés. L’assèchement du milieu compte autant que le soin local.

Examen à programmer

Pas d’urgence vitale, mais un examen s’impose pour établir la cause avant toute correction.

En attendant. Faites examiner le cheval par votre vétérinaire sans urgence vitale, mais agissez sur le milieu sans attendre : mettez le cheval au sec. N’arrachez pas les croûtes à sec et n’appliquez pas de produit gras qui macère : vous aggravez la lésion. Ne partagez pas le matériel de soin entre chevaux.

Infection cutanée bactérienne favorisée par l’humidité prolongée de la peau, principalement aux paturons et aux membres. Le terme courant de gale de boue est trompeur : il ne s’agit pas d’un parasite mais d’une bactérie qui profite d’une barrière cutanée fragilisée.

Ce qui s’observe

Croûtes adhérentes aux paturons, poils agglutinés qui s’arrachent en touffes avec la croûte, peau rouge et suintante en dessous. Un gonflement du membre et une boiterie peuvent apparaître dans les formes marquées.

Comment le diagnostic se pose

Examen clinique, éventuellement complété par un prélèvement pour identifier la bactérie et écarter d’autres causes de dermatite des paturons, dont la gale de boue vraie due à un acarien.

Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.

Réduire le risque

Assécher le milieu avant tout : zones de passage drainées, litière sèche, sortie limitée dans la boue. Séchez les membres après le travail et évitez de tondre systématiquement les fanons, qui participent à l’écoulement de l’eau.

Ce qui se passe ensuite

La guérison est habituelle si le milieu est assaini. Les récidives sont la règle quand seul le soin local est traité et que le cheval retourne dans la boue.

Ce que vous notez avant d’appeler

L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.

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Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur cette affection.

Quels sont les signes d’une dermatophilose (gale de boue) ?

Croûtes adhérentes aux paturons, poils agglutinés qui s’arrachent en touffes avec la croûte, peau rouge et suintante en dessous. Un gonflement du membre et une boiterie peuvent apparaître dans les formes marquées.

Faut-il appeler le vétérinaire ?

Pas d’urgence vitale, mais un examen s’impose pour établir la cause avant toute correction. Faites examiner le cheval par votre vétérinaire sans urgence vitale, mais agissez sur le milieu sans attendre : mettez le cheval au sec. N’arrachez pas les croûtes à sec et n’appliquez pas de produit gras qui macère : vous aggravez la lésion. Ne partagez pas le matériel de soin entre chevaux.

Comment le diagnostic se pose-t-il ?

Examen clinique, éventuellement complété par un prélèvement pour identifier la bactérie et écarter d’autres causes de dermatite des paturons, dont la gale de boue vraie due à un acarien.

Comment réduire le risque ?

Assécher le milieu avant tout : zones de passage drainées, litière sèche, sortie limitée dans la boue. Séchez les membres après le travail et évitez de tondre systématiquement les fanons, qui participent à l’écoulement de l’eau.

Étape suivante

Savoir quand appeler vaut mieux que savoir nommer.

Lire les signes qui doivent alerter