Infection cutanée bactérienne favorisée par l’humidité prolongée de la peau, principalement aux paturons et aux membres. Le terme courant de gale de boue est trompeur : il ne s’agit pas d’un parasite mais d’une bactérie qui profite d’une barrière cutanée fragilisée.
Ce qui s’observe
Croûtes adhérentes aux paturons, poils agglutinés qui s’arrachent en touffes avec la croûte, peau rouge et suintante en dessous. Un gonflement du membre et une boiterie peuvent apparaître dans les formes marquées.
Comment le diagnostic se pose
Examen clinique, éventuellement complété par un prélèvement pour identifier la bactérie et écarter d’autres causes de dermatite des paturons, dont la gale de boue vraie due à un acarien.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Assécher le milieu avant tout : zones de passage drainées, litière sèche, sortie limitée dans la boue. Séchez les membres après le travail et évitez de tondre systématiquement les fanons, qui participent à l’écoulement de l’eau.
Ce qui se passe ensuite
La guérison est habituelle si le milieu est assaini. Les récidives sont la règle quand seul le soin local est traité et que le cheval retourne dans la boue.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.