Ce n’est pas une maladie mais un volet de prévention. Le cheval héberge naturellement des parasites internes, strongles, ascaris, ténias et gastérophiles, dont la charge doit être maîtrisée et non éradiquée. La vermifugation systématique au calendrier a favorisé l’apparition de résistances.
Ce qui s’observe
Un cheval fortement parasité peut présenter un amaigrissement, un poil terne, un ventre ballonné, des coliques répétées ou une baisse de performance. Beaucoup de chevaux porteurs ne montrent aucun signe, ce qui rend l’analyse plus fiable que l’observation.
Comment le diagnostic se pose
Analyse coprologique, qui compte les œufs présents dans les crottins et permet de traiter les chevaux qui en ont besoin. Certains parasites, dont les ténias et les larves enkystées, échappent à cette analyse et se raisonnent autrement.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Ramassage régulier des crottins des pâtures, rotation et repos des parcelles, densité raisonnable, alternance avec des ruminants quand c’est possible, et vermifugation ciblée guidée par le vétérinaire.
Ce qui se passe ensuite
Une conduite raisonnée maintient une charge parasitaire tolérable et préserve l’efficacité des molécules disponibles. C’est un enjeu collectif à l’échelle de l’écurie, pas une décision individuelle.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.