Tumeurs développées à partir des cellules pigmentaires. Elles sont très fréquentes chez les chevaux gris âgés, chez qui elles apparaissent souvent après une dizaine d’années. Leur comportement est le plus souvent lentement évolutif, mais elles peuvent se développer en profondeur.
Ce qui s’observe
Nodules fermes, noirs, sous la peau, surtout sous la queue, à l’anus, à l’auge, au fourreau et aux lèvres. Ils sont d’abord isolés puis se multiplient. Les localisations internes ne donnent de signes que tardivement.
Comment le diagnostic se pose
Examen clinique, souvent suffisant chez un cheval gris. Une exploration par palpation transrectale ou par imagerie recherche des localisations internes quand des signes digestifs apparaissent.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Aucune prévention connue. Un examen annuel des zones à risque chez tout cheval gris de plus de dix ans permet de suivre l’évolution et d’intervenir sur les lésions accessibles avant qu’elles ne gênent.
Ce qui se passe ensuite
Beaucoup de chevaux vivent des années avec des mélanomes sans conséquence. Certaines lésions gênent la défécation ou le harnachement, d’autres se développent en interne : c’est le suivi régulier qui permet de décider.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.