Inflammation des structures internes de l’œil. Chez le cheval, elle prend souvent une forme récidivante, appelée uvéite récurrente équine, dont l’origine peut être infectieuse, notamment leptospirosique, ou immunitaire. C’est la première cause de cécité chez le cheval.
Ce qui s’observe
Œil fermé ou à demi fermé, larmoiement, refus de la lumière, paupière gonflée, cornée trouble, pupille rétrécie. La douleur est intense et le cheval cherche l’ombre. Les épisodes se répètent, souvent sur le même œil.
Comment le diagnostic se pose
Examen ophtalmologique complet avec test à la fluorescéine pour rechercher un ulcère cornéen, mesure de la pression intraoculaire, et recherche d’une cause générale par analyses sanguines.
Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.
Réduire le risque
Aucune prévention directe. La lutte contre les rongeurs et la gestion des eaux stagnantes réduisent le risque leptospirosique. Un masque anti-UV est souvent recommandé aux chevaux ayant déjà eu un épisode.
Ce qui se passe ensuite
Chaque poussée abîme un peu plus les structures oculaires. Un suivi ophtalmologique au long cours et un traitement précoce de chaque épisode conditionnent la conservation de la vision.
Ce que vous notez avant d’appeler
L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.