Œil

L’uvéite

Inflammation de l’intérieur de l’œil, douloureuse et récidivante. Œil fermé, larmoiement, refus de la lumière. Toute atteinte oculaire douloureuse relève d’un appel sans attendre : le pronostic visuel se joue vite.

Appel immédiat

La décision se joue en heures. Appelez votre vétérinaire sans attendre et ne donnez aucun traitement avant son avis.

En attendant. Appelez immédiatement votre vétérinaire : sur l’œil, le pronostic visuel se joue en heures. Placez le cheval à l’ombre. N’appliquez aucun collyre, en particulier aucun contenant un corticoïde : sur un ulcère de cornée non diagnostiqué, il aggrave la lésion et peut faire perdre l’œil.

Inflammation des structures internes de l’œil. Chez le cheval, elle prend souvent une forme récidivante, appelée uvéite récurrente équine, dont l’origine peut être infectieuse, notamment leptospirosique, ou immunitaire. C’est la première cause de cécité chez le cheval.

Ce qui s’observe

Œil fermé ou à demi fermé, larmoiement, refus de la lumière, paupière gonflée, cornée trouble, pupille rétrécie. La douleur est intense et le cheval cherche l’ombre. Les épisodes se répètent, souvent sur le même œil.

Comment le diagnostic se pose

Examen ophtalmologique complet avec test à la fluorescéine pour rechercher un ulcère cornéen, mesure de la pression intraoculaire, et recherche d’une cause générale par analyses sanguines.

Aucun des éléments décrits sur cette page ne permet de poser un diagnostic. Les mêmes signes se retrouvent dans plusieurs affections, et seule la démarche vétérinaire, examen clinique puis examens complémentaires, permet de trancher.

Réduire le risque

Aucune prévention directe. La lutte contre les rongeurs et la gestion des eaux stagnantes réduisent le risque leptospirosique. Un masque anti-UV est souvent recommandé aux chevaux ayant déjà eu un épisode.

Ce qui se passe ensuite

Chaque poussée abîme un peu plus les structures oculaires. Un suivi ophtalmologique au long cours et un traitement précoce de chaque épisode conditionnent la conservation de la vision.

Ce que vous notez avant d’appeler

L’heure du dernier repas et du dernier crottin, la température si vous savez la prendre, la consommation d’eau, le comportement observé et son évolution depuis le début, un traumatisme récent et tout produit administré. Ces éléments décident de la priorité que votre vétérinaire donnera à son déplacement, et lui font gagner un temps qui compte.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur cette affection.

Quels sont les signes d’une l’uvéite ?

Œil fermé ou à demi fermé, larmoiement, refus de la lumière, paupière gonflée, cornée trouble, pupille rétrécie. La douleur est intense et le cheval cherche l’ombre. Les épisodes se répètent, souvent sur le même œil.

Faut-il appeler le vétérinaire ?

La décision se joue en heures. Appelez votre vétérinaire sans attendre et ne donnez aucun traitement avant son avis. Appelez immédiatement votre vétérinaire : sur l’œil, le pronostic visuel se joue en heures. Placez le cheval à l’ombre. N’appliquez aucun collyre, en particulier aucun contenant un corticoïde : sur un ulcère de cornée non diagnostiqué, il aggrave la lésion et peut faire perdre l’œil.

Comment le diagnostic se pose-t-il ?

Examen ophtalmologique complet avec test à la fluorescéine pour rechercher un ulcère cornéen, mesure de la pression intraoculaire, et recherche d’une cause générale par analyses sanguines.

Comment réduire le risque ?

Aucune prévention directe. La lutte contre les rongeurs et la gestion des eaux stagnantes réduisent le risque leptospirosique. Un masque anti-UV est souvent recommandé aux chevaux ayant déjà eu un épisode.

Étape suivante

Savoir quand appeler vaut mieux que savoir nommer.

Lire les signes qui doivent alerter